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QU'EST-CE QU'UNE BANQUE ?

"A ceux qui ont beaucoup, on donnera plus encore. Et à ceux qui n'ont rien, on retirera même le peu qu'ils ont" (Jésus prévoyant peut-être la gestion bancaire moderne).




Une banque est un porte-monnaie cybernétique : un porte-monnaie qui gère votre argent toute seule. Lorsqu'elle a besoin d'argent, elle vous en prend. Sous forme de frais divers, d'amendes. Sans vous demander votre avis. Vous par contre, vous n'avez pas le droit de vous faire justice vous-même. Vous ne pouvez mettre une amende à votre banque lorsqu'elle rejette un prélèvement pour trois sous, ou vous retire votre chéquier parce que vous dépassez votre découvert (par exemple parce qu'elle a retardé la date de valeur d'une rentrée, histoire d'encaisser quelques intérêts supplémentaires au passage, alors que ses prélèvements, eux, n'attendent pas).

De toute façon, si vous l'avez dépassé ce découvert, c'est que vous en avez besoin. Elle vous le supprime. Vous voilà submergé de chèques rejetés, et d'amendes qu'elle s'empressera de prélever, augmentant votre découvert.

Pourtant vous êtes client. Vous la faites vivre. Mais vous n'avez pas le choix de la prestation. C'est de la vente forcée.

Si un jour elle considère que vous n'êtes pas un client rentable, elle refusera de conserver votre compte. C'est un refus de vente puni par la loi. Mais les banques sont au-dessus des lois. Elles ne votent pas, ne sont responsables devant personne, mais elles ont droit de vie et de mort sur les pauvres, et orientent les riches vers plus de richesse encore. Elles peuvent rendre la justice en leur propre nom, et battre monnaie, alors que ce ne sont que des entreprises commerciales comme la vôtre si vous êtes commerçant.

Tout ceci est très habituel. Comme bientôt tout le monde, vous vous retrouvez surendetté. La banque est chargée d'amasser toute la finance disponible, d'apauvrir les classes moyennes pour leur enlever toute marge de manoeuvre, et certainement pas de "dire oui" ou "donner le sourire". Votre dépendance a tôt fait d'être totale.

Comment en est-on arrivé là et comment en sortir ?

Lorsque vous avez besoin d'argent, vous allez voir une banque. Parce que vous imaginez qu'elle en a.

Ce n'est pas le cas. Au contraire, elle en manque beaucoup plus que vous encore.

Elle en manque parce que des milliers de personnes lui ont confié de l'argent mais s'ils voulaient le récupérer, ils ne le pourraient pas. Tous ensemble s'entend.

Or, c'est à elle que vous allez en demander ! Et chaque fois, elle prétend vous en prêter et exige de vous que vous le remboursiez.

Elle ne pouvait pas, elle n'en avait pas.

Elle vous a fait croire qu'elle le faisait, pour vous obliger à rembourser.

Vous, quand vous remboursez, vous ne faites pas semblant. Vous travaillez et créez des richesses pour cela, dont vous êtes ponctionné. Pour de vrai.

La banque a donc réussi ce tour de passe-passe de se voir transférer votre argent, alors qu'elle n'a aucun droit sur vous. Elle n'avait rien à vous prêter et ne vous a rien prêté.

Elle s'est contentée de vous faire signer un papier reconnaissant que vous lui deviez telle somme.

Ensuite, avec ce papier ou l'équivalent, vous avez fait des achats. Les commerçants ont cru que vous leur donniez de l'argent. Il n'y avait rien. C'était de la fausse monnaie, et la meilleure preuve est que si vous vouliez utiliser cette prétendue dette en faisant un chèque d'une autre banque, cela serait refusé.

Seule la banque qui vous a fait signer ce papier scandaleux, est en mesure de rendre des comptes aux commerçants en question lorsqu'ils lui présentent ce faux argent. Que fait-elle ?

Que voulez-vous qu'elle fasse ? Elle n'a toujours pas un sou. Elle va refaire de la fausse monnaie pour que ce commerçant croie qu'il a reçu de l'argent.

Et il va le croire, comme tout le monde le croit.

En fin de compte, vous avez donné votre vrai travail contre de la fausse monnaie, et le commerçant a donné de vraies marchandises, également contre de la fausse monnaie. Tout le monde s'est fait avoir, sauf la banque.

Evidemment, tout le monde est aussi complice car vous y trouvez votre compte : vous achetez, et le commerçant peut aussi acheter. Finalement, ce système fiduciaire de création monétaire vous paraît bon.

Il vous paraît bon parce que l'économie tourne, mais il n'en reste pas moins que vous vous retrouvez endetté vis à vis d'une administration qui n'a jamais eu d'argent à vous prêter et qui ne vous en a pas prêté.

En réalité, vous ne lui devez strictement rien. Est-ce que je vais venir vous voir en vous disant : "vous me devez cent Francs", alors que je n'ai pas un sou et que je ne vous prête rien, simplement parce que j'arrive à vous convaincre que vous pouvez, dorénavant, dépenser 100 F à condition de m'en donner 200 en dix mensualités ?

Vous me prendriez pour un escroc et vous auriez raison. Même si d'autres se font avoir aussi et acceptent que vous partiez avec leur marchandise contre un autre papier signé ALORS QUE VOTRE VERITABLE ARGENT, C'EST A LA BANQUE (ou à l'escroc) QUE VOUS LE DONNEZ !

Les banques ne produisent rien, et vous le leur payez cher. Vous vous produisez, et pour la peine, c'est vous qui payez la banque ! Ne trouvez-vous pas que cela commence à suffire ?

Il est temps que vous acceptiez le fait que vous ne lui devez rien, que vous ne lui avez jamais rien dû. Elle ne vous a rien prêté. Depuis, c'est vous qui vous débrouillez, seul, pour travailler et payer deux fois plus cher ce que vous avez acheté.

Ce qui vous retient, c'est que vous pensez que la banque a besoin de cet argent pour rendre à ses clients l'argent qu'ils leur ont déposé. En quelque sorte, vous avez le sentiment que ce sont des gens qui vous remettent leur argent. Mais c'est entièrement faux.

Vous le savez maintenant, ce ne sont pas des dépôts qui font les crédits, mais les crédits qui font les dépôts.

La banque crée une fiction d'argent lorsque vous lui en demandez, profitant de votre désarroi, de façon à vous contraindre à lui en donner encore plus.

Si elle a ce droit, qui est scandaleux car dans une démocratie, c'est au peuple de disposer de la faculté de battre monnaie et non des institutions privées non élues, a fortiori l'avez-vous. Vous êtes le peuple, et la souveraineté nationale appartient au peuple, non aux banques. C'est donc le peuple qui a le droit de créer l'argent dont il a besoin, et le devoir de ne pas laisser à des parasites sans légitimité démocratique, le soin de le faire, en exclusivité et pour leur seul profit.

Ce mensonge a assez duré. Les banques ne produisent rien, elles ne peuvent donc avoir d'argent à vous prêter.

Adressez-vous ailleurs, en particulier à vous-même.

Le principe des systèmes d'échanges locaux (S.E.L.), est un mécanisme de création de véritable monnaie représentative d'une production, directement par ceux qui produisent, et trouvent ainsi le droit d'utiliser cet argent comme ils l'entendrent.

Le S.E.L permet à chacun d'affirmer et d'appliquer sa Souveraineté monétaire.

Si vous voulez prêter la monnaie que vous avez produite, c'est-à-dire la faire dépenser par autrui, rien ne vous en empêche. A condition de ne pas demander d'intérêt, car cet intérêt ne représente aucune production. Ce serait de la fausse monnaie.

Pour en savoir plus sur les Systèmes d'Echanges Locaux, cliquez ici.

En attendant, il faut vous déculpabiliser une fois pour toute de tout sentiment de malhonnêteté si vous ne payez pas vos dettes aux banques. Vous ne leur devez strictement rien. Elles ne vous ont absolument rien prêté. Par un subterfuge consensuel, elles vous l'ont fait croire, de façon à ponctionner tout ce que vous produisez. Mais à aucun moment elles n'ont eu quoi que ce soit à vous prêter, à aucun moment elles ne vous ont prêté quoi que ce soit, ce prétendu argent n'appartient à personne car il n'existe pas, personne ne l'attend, il ne manque à personne, il n'y a personne à rembourser.

Si vous pensez le contraire, vous vous mettez vous-même en esclavage en jouant ce jeu de triche et vous faites la fortune d'escrocs utilisant votre travail.

Travaillez pour vous-même et pour vos proches. Les banques n'ont aucune raison d'être. Il ne faut pas les entretenir. Elles ne servent qu'à ruiner et chasser le commerçants et artisans des centre-villes pour les remplacer par de luxueuses agences bancaires et acheter des immeubles avec votre argent, qu'ensuite elles vous louent au prix fort.




Alors comment faire pour sortir de cet engrenage affreux ?

Rien. Vous n'avez aucun compte à tenir de quoi que ce soit provenant de ces établissements fantômes. Ils n'ont aucune existence réelle. Vous cessez simplement à jouer ce jeu et ils n'ont aucun compte à vous demander.

Vous avez fait l'erreur, pendant des années, de croire à leurs règles, mais aujourd'hui vous avez compris et vous arrêtez de jouer. Vous ne devez rien à personne. Sans joueur, le jeu s'arrête, et il serait absurde d'insister auprès de vous en voulant croire qu'il continue.

Et vous commencez à vivre normalement, c'est-à-dire sans banque, sans carnet de chèques, sans carte de crédit, sans échéances à payer, mais au contraire en échangeant votre production contre d'autres productions réelles, par l'intermédiaire d'un étalon monétaire faisant l'objet d'un consensus entre les personnes avec lesquelles vous voulez commercer, et en vous mettant d'accord sur les termes de l'échange.

Bien entendu, cette monnaie ne peut être vendue ou louée. Ce n'est pas une marchandise et il est interdit de lui faire produire des intérêts. C'est le prêt à intérêt qui manifeste le désir d'exploiter son prochain et qui le met sur la paille. L'échange commercial n'est pas une exploitation. Seule l'intervention d'un système bancaire faisant de l'argent une marchandise spéculative produit l'exploitation.

Vos échanges commerciaux naturels ne regardent que vous, et personne n'a à venir mettre son nez dans vos affaires monétaires. C'est votre souveraineté. Si les banques ont été autorisées à créer de la monnaie, a fortiori en avez-vous le droit également. Créer sa monnaie, prérogative populaire, fait partie des droits de l'homme. C'est rester maître de ses moyens de subsistance.

Bien entendu, cela va supposer néanmoins que vous révisiez à la baisse le niveau de consommation auquel vous étiez habitué. Si vous voulez vivre sans banque, c'est-à-dire sans fausse monnaie et sans dettes, il vous faudra établir un état de vos besoins réels et des réelles possibilités d'approvisionnement. Mais il est clair que si vous voulez une Twingo, il sera difficile de l'obtenir car les fabriquants de Twingo sont peu nombreux, et encore moins nombreux à vivre dans des systèmes à souveraineté monétaire. Et pour cause. Les grandes entreprises sont en général la propriété des grandes banques ou ont des intérêts très liés avec.

Il faudra réapprendre à vivre en village. A vivre au naturel. A développer l'autarcie collective, c'est-à-dire non pas au niveau individuel mais au niveau d'un village, ou de quelques villages. Des "éco-villages" par définition.

On viendra peut-être vous en sortir par les armes et vous ferez peut-être office de martyr. Mais peut-être pas. Ce qui intéresse les pouvoirs, ce sont les consommateurs solvables. Vous mettre en prison ne rapporte rien à personne, cela coûte même de l'argent. Et comme vous ne payez plus d'impôts qu'à votre village...


LA COSMIC GOLDENCARD n'est pas possible sans la Souveraineté. Vous ne pouvez pas juger cette vie simple comme une vie pauvre. A moins que vous trouviez plus riche d'être l'esclave des banquiers. Chacun ses goûts.







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