CHARTE DE VIE
POUR UNE CIVILISATION HUMAINE




« A l’instant où l’esclave décide qu’il n’est plus esclave,
ses chaînes tombent » (Gandhi)





Tout village de paix, écovillage, habitat orienté vers le bien commun, ou MASTABAH (dont la racine signifie « banc de pierre » (1), a pour vocation d’être dupliqué s’il suscite en chacun le sentiment qu’il correspond à la façon de vivre dont il rêve au fond de lui. Rien dans la civilisation actuelle n’est humain. Beaucoup veulent retrouver une vie naturelle hors de toute compétition et de tout matérialisme à courte vue. C’est par nos façons de vivre que nous construisons une nouvelle civilisation. Cette responsabilité suppose une attention particulière à nos comportements individuels et collectifs et aux principes qui régissent la création d’une mastabah. Les principes sur lesquels il convient de se mettre d’accord dès la fondation sont les suivants :


(1) Socle sur lequel on construit une pyramide (la pyramide est le symbole de l’évolution de l’Etre, de sa multiplicité matérielle et carrée représentant la multitude, à son unité nulle, représentant le but commun infini, en passant par les quatre triangles directionnels de l’esprit. Un « écovillage » est le socle de vie d’une communauté ayant un but commun contribuant à cet Absolu infini jamais atteint..





La construction d’une mastabah constitue une responsabilité universelle et suppose que les modes de vie qu’elle abrite soient ceux qui permettent l’émergence d’une civilisation humaine respectueuse de tous les Règnes et de leur harmonie pour le très long terme.


Elle n’a pas de signification en-dessous de trois ménages (un ménage peut être une famille nombreuse, voire un clan, comme un individu isolé), mais ne peut garder dimension humaine au-delà de 3500 personnes.


La première condition de constitution d’une mastabah est le non-attachement à l’ego pour tous les fondateurs. Il est facile de vivre seul avec des principes. Il est difficile de vivre en communauté avec les mêmes principes. Cela suppose une maîtrise individuelle de l’ego au profit du bien commun et universel. C’est cela qui sélectionnera les fondateurs. Et il peut être utile pour cela de s’expérimenter longuement par le travail, les affaires, ou la communauté de vie pendant longtemps avant de savoir si on peut construire une mastabah ensemble. Mais ce n’est pas indispensable. Les familles d’âme ont tendance à se réunir dans le but de constituer ce centres de vie, tandis que les fausses familles ont tendance à se séparer.


Les périodes de transition entre civilisations étant particulièrement troublées, il est nécessaire qu’une mastabah puisse fonctionner en autarcie pendant des années. Il n’est pas indispensable de vivre en autarcie complète, mais il est indispensable de disposer de tous les éléments permettant de le faire le moment venu et immédiatement si nécessaire.


Une mastabah n’est pas un caprice de bourgeois. C’est une responsabilité par rapport à une mutation complète de civilisation. La défendre et l’entretenir pour qu’elle passe les périodes de tribulations et constitue le socle d’un nouveau monde doit être considéré comme une priorité, nonobstant les questions de confort individuel ou collectif.


Une mastabah doit toujours être prévue pour beaucoup plus de personnes que ceux qui la constituent au départ. En cas de nécessité, son rôle est d’accueillir un nombre de ceux qui n’auront pas pris leurs précautions et se trouveront fort dépourvus quand la bise sera venue. Y compris ceux qui, auparavant, raillaient les prophètes de malheur. Des millions de gens ne comprendront vraiment que contraints et forcés par les événements. Ce n’est pas pour autant qu’ils doivent être exclus.


Rien n’est certain quant à l’avenir. Si rien ne se passe de difficile, le passage à une autre civilisation reste nécessaire et reste l’objectif premier de toute mastabah. Cela étant, elle peut alors prendre des formes plus ouvertes et plus en relation avec les autres composantes sociales.


Même si chacun prend l’initiative de la mastabah qu’il veut fonder, sans rien savoir de ce que d’autres font ailleurs, la vraie mastabah de la civilisation est constituée de toutes les petites mastabah qui se construisent dans le monde, sous un nom ou un autre. Les relations discrètes mais constantes, dans l’harmonie et l’entraide, entre toutes ces mastabah, doit toujours être recherchées. Pour cette raison il est nécessaire que les idéaux soient communs. Le caractère d’exemplarité et de rigueur des principes suivis est donc absolument décisif.


Le niveau vibratoire d’une mastabah est déterminant. Il est lié en premier lieu au non-attachement à l’ego des membres fondateurs et par suite de toutes les personnes qui y vivent. C’est ce niveau vibratoire qui constitue la meilleure protection, par rapport aux individus qui se sentiront attirés ou repoussés, mais aussi par rapport aux pressions externes, sociales ou administratives. Tout doit être fait pour que le niveau vibratoire s’élève sans cesse, de sorte qu’il peut se maintenir à un niveau élevé. Si on se contente d’essayer de le maintenir, il s’affaisse.


C’est le maintien d’un niveau vibratoire élevé sur le long terme qui est l’examen de passage de toutes ces mastabah dans une nouvelle dimension et une nouvelle civilisation. Seule la lumière de l’absence d’attachement à l’ego pour une collectivité nombreuse est susceptible de placer cette communauté sur un niveau où elle est hors d’atteinte des forces conservatrices, et où elle attire l’aide des forces d’évolution vers le but.


L’harmonie entre tous les Règnes est aussi important que le non-attachement à l’ego pour la qualité vibratoire du lieu. L’harmonie entre les Règnes suppose que l’humain qui a la plus haute responsabilité ait une attitude plus exigeante que celle de tout autre Règne. Vis-à-vis des minéraux, des végétaux et des animaux, le respect doit être total. Il n’est pas irrespectueux d’utiliser les minéraux dans des conditions acceptables pour eux. Comme l’eau, tous les Règnes ont besoin de remplir une mission au service des autres pour s’épanouir. Librement consentie. Il n’est pas irrespectueux de cultiver des végétaux si on ne s’approche pas de la monoculture sur de grands espaces et si les espèces peuvent rester en contact les unes avec les autres. Les végétaux ont pour vocation de nourrir les autres espèces, et savent se régénérer une fois consommés de façon respectueuse. Les animaux n’ont pas cette vocation. Ils ne s’épanouissent pas lorsqu’on les consomme. Ils se sauvent lorsqu’on veut les attraper. Comme les humains, leur vocation est de trouver leur liberté et intégrer leur solitude ontologique, au sein de leurs communautés qui donnent un sens à leur vie. A chacun de savoir se mettre dans la peau de l’autre, quel que soit son Règne, afin de savoir ce qui est bon pour lui et quelle est sa demande prioritaire. Le maître d’un univers doit être au service de ses sujets et être l’exemple ouvrant la voie à l’évolution de ces créatures. En étant amour par rapport à toutes les espèces, sans jamais privilégier ses intérêts au détriment de la liberté ou de la vie des autres, il suscite en chacune de ces créatures le sentiment d’être en route vers sa réalisation et le rapproche de son but. Car les autres Règnes ont plus d’intuition et de sensitivité que les êtres mentaux. Le mental peut montrer d’autres voies mais pas pour prendre le pouvoir.


Priver l’autre de ses moyens d’épanouissement, et a fortiori le tuer, n’est pas la mission de celui qui a grandi grâce à tous les Règnes. On ne tue pas un végétal en mangeant ses fruits ou ses graines. Tuer un animal ou faire souffrir une créature est le meilleur moyen de faire dégringoler le niveau vibratoire d’un lieu. C’est incompatible avec la protection nécessaire au succès d’une mastabah. Toute action contraire à la vie, donc au But, ne peut que se retourner contre ses auteurs. C’est pourquoi l’élevage d’animaux est déconseillé, même pour le lait ou les oeufs. Devoir en tuer finit toujours en guerre.


L’emplacement doit évidemment être choisi avec soin, mais ce sont les intentions qui l’habitent qui sont les plus importantes. On ne peut pas toujours bénéficier de conditions idéales, et ce n’est nullement rédhibitoire. Cela étant, mieux vaut mettre tous les atouts de son côté. Moins l’environnement est pollué à quelque point de vue que ce soit, plus il est sauvage, moins il est habité par d’autres, plus il sera facile d’entretenir le niveau vibratoire.


Un autre élément important de niveau vibratoire est le choix des matériaux de construction et des technologies utilisées. Tout ce qui n’est pas en harmonie avec les Règnes constituera une menace vibratoire. Toutes les technologies naturelles existent, elles n’ont plus qu’à être utilisées.


L’éducation, la justice, l’administration, la prise de décision, le commerce, doivent être l’objet de l’attention de toute la communauté car cela détermine sa pérennité. Ce sont les fondateurs, garants du but, qui établissent les règles par rapport auxquelles chacun se déterminera. Des modes de discussion peuvent être instaurés pour les moduler, mais en aucun cas les objectifs premiers ne doivent être mis en cause, et seuls les fondateurs décident en dernier ressort. Il n’y a pas de démocratie possible dans une mastabah. Cela n’est possible qu’après l’instauration généralisée d’une nouvelle civilisation. Tant qu’on est dans la période de lyse, ceux qui prennent l’initiative de conduire cette révolution ont la responsabilité de tenir le cap contre vents et marées.


La justice est rendue en fonction d’un code de règles essentielles soigneusement établi, avec pour objectif final le modèle de la tribu hawaïenne. Les sages se réunissent pour s’excuser auprès du délinquant et le remercier. Mais cela n’est pas possible dans la période de transition. Dès règles d’entrée et de sortie de la communauté, avec des moyens de les faire respecter, sont indispensables. Ils ont vocation à ne pas être utilisés, car c’est le niveau vibratoire qui doit opérer la sélection et donner à chacun l’envie de respecter les principes fondateurs. Mais ils doivent pouvoir être mis en œuvre en cas de besoin et pour cela doivent être prévus à l’avance.


Pour qu’une économie interne soit viable et que toutes les activités soient représentées, il faut que la communauté compte un nombre suffisant de ménages, avec toutes les compétences. Ce sont ces compétences concrètes qu’il convient d’acquérir si l’on veut avoir sa place dans une mastabah.


Une mastabah dispose de sa propre monnaie d’échanges centralisés. Cela n’empêche pas l’utilisation des moyens de paiement légaux par ceux qui le souhaitent et pour l’Administration de la mastabah, mais permet à chacun d’y échapper s’il le désire.


Il doit être prévu un système de convertibilité entre les deux monnaies, fondée sur une contribution aux dépenses communes. L’unité est toujours le temps de travail car le temps est la seule richesse incompressible et inextensible.


Les enfants sont toujours une menace pour les communautés de vie car ils veulent vivre dans le monde moderne et ne supportent généralement pas d’être coupés des autres enfants. C’est pourquoi toute mastabah doit se constituer autour d’une école privée ouvert à tous les enfants de la région et d’ailleurs, et sans coupure avec le monde extérieur. Ce qui n’empêche pas d’y faire l’éducation conforme au respect des Règnes et dans la reconnaissance du but.



Le financement d’une mastabah fondée dans le cadre d’une économie libérale et capitaliste suppose la prise en charge de l’essentiel de l’investissement par les fondateurs et ceux qui voudront les soutenir. Le développement d’une économie en réseau à paliers multiples avec la constitution du village pour objectif est le meilleur outil, car il constitue la meilleure école de maîtrise de l’ego, et le lieu de la meilleure expérimentation mutuelle pour voir si, en travaillant ensemble avec des enjeux financiers, on est capable de maintenir une cohésion profonde. L’esprit d’entraide hors de toute concurrence est une condition de sa réussite. De plus lorsque l’esprit de réseau est premier, il permet la constitution d’un capital commun permettant de financer les premiers investissements, produit d’une éthique sans faille alors que tout financement extérieur peut toujours être l’argent de la souffrance ou de la malhonnêteté. Il est évidemment indispensable que les produits distribués soient en cohérence avec les idéaux de la mastabah. Ce mode de financement est un gage d’indépendance totale, mais il est provisoire. Il convient de considérer que le moment venu, l’économie interne devra se suffire à elle-même.


La mastabah doit avoir une forme juridique commerciale privée et rentable économiquement, dont les fondateurs sont les actionnaires principaux. Toute autre forme est la porte ouverte à beaucoup de problèmes. Des détails peuvent être donnés pour le justifier et informer davantage. Ceux qui n’ont pas conscience de cette nécessité n’ont pas compris dans quel contexte ces projets prennent place. Voir les livres

« les Cinq Clefs » aux Editions Louise Courteau, et « la Sixième Clef ».


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Toute action est une responsabilité pour soi et pour les autres. Toute action influence le monde. Toute action sert d’exemple à ceux qui n’agissent pas encore. Toute action exprime une intention et une attitude. Une intention juste est une intention que les autres reconnaissent comme correspondant à leurs besoins profonds. Une attitude juste est une attitude que les autres reconnaissent comme favorable à leur épanouissement véritable. L’Humain authentique a pour préoccupation première l’aide à l’évolution d’autrui vers son but, son épanouissement. Si chacun est régi par les demandes du monde qui l’entoure et non par ses propres demandes, chacun est comblé. Chacun est un cadeau pour chacun et non un concurrent.


C’est en se positionnant en providence de l’autre que l’individu s’identifie le mieux au Créateur qu’il a vocation à manifester.


Cette attitude peut être définie comme l’identification au Soi, qui est collectif, et non au moi, qui est personnel, sans pour autant que la personne soit bannie bien au contraire. Le Soi est un but collectif éternel qui anime les egos provisoires. Les egos, tous les egos, toutes les créatures, sont indispensables. Mais le non attachement à l’ego est le moyen de laisser le Soi être le décideur. Le créateur est censé aimer sa créature et lui apporter la félicité, quelle que soit cette créature. Le créateur est un, les créatures sont multiples. Toutes sont sur un pied d’égalité pour le créateur qui est notre conscience commune.


Le seul moyen de renoncer à l’attachement à l’ego est de reconnaître que ce Soi créateur, (notre conscience, qui est collective et universelle et non personnelle), est notre vraie nature, et que les egos provisoires qu’il anime dans l’apparence sont indispensables à la réalisation du but. Il est donc utile de comprendre que l’Etre est un but et quel est ce but, source de l’énergie universelle, dont la « matière » manifeste les formes indispensables à son accomplissement. Cela est la vraie science. Il ne peut y avoir de nouvelle civilisation sans nouvelle science.


Une mastabah a pour vocation de manifester la Connaissance au travers d’un mode de vie collectif. S’il n’est pas collectif il n’est pas initiatique car il est facile de défendre des principes quand on est seul. C’est la vie communautaire qui permet de manifester notre vraie relation à l’ego.


Une mastabah repose donc sur les valeurs morales qui ont été exprimées de la façon suivante : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît ». Ce qui consiste à « aimer son prochain comme soi-même » Une telle attitude, si elle est respectée, produit un niveau vibratoire qui ne permet pas la pénétration de la communauté par des personnes attachées à l’ego. Elles se sentiront nécessairement en dehors de la mastabah. Il peut paraître trop exigeant de mettre la barre si haut, mais on ne construira pas une nouvelle civilisation sur les valeurs de l’ancienne dont le laisser aller flatte l’individualisme. Personne n’est obligé de vivre en écovillage, ce n’est pas l’option confortable qu’on peut croire, et il n’y a de possibilité de succès à terme que dans la rigueur et la pureté des intentions de chacun.


La première question est donc : suis-je prêt à m’engager avec les autres dans un processus conscient de dégagement de l’ego, qui ne sera jamais totalement accompli, mais qui doit être mon intention et ma pratique, justifiant mon choix de vivre dans une communauté d’habitat écologique ?


Suis-je conscient que toute opération de ce genre a vocation à être un exemple duplicable dont l’aboutissement peut et doit être une nouvelle civilisation, avec toutes les responsabilités que cela comporte ?


Suis-je prêt à accepter cette rupture avec l’ancien monde, qui ne peut se faire sans réaction peut-être violente de ce dernier, et à en assumer toutes les conséquences ?


Ma décision est-elle associée à une détermination suffisante sur le long terme pour accueillir les conséquences de mon choix en ce qui concerne mes habitudes de vie et les renoncements nécessaires ?


Ai-je pour idéal l’aide apportée à l’autre dans la poursuite de son épanouissement dans la mesure où sa quête repose sur le même idéal ?


Vivre en écovillage ce n’est pas aller en village de vacances. Les difficultés sont énormes et y parvenir relève du miracle. Mais c’est un miracle indispensable à celui qui sait dire non à ce qui le détruit au plus profond des valeurs auxquelles il croit. Ceux qui réussiront sont ceux qui ont une véritable vocation à devenir les leaders d’un nouveau monde, quelles qu’en soient les conséquences pour leur vie, et autour d’eux ceux qui accepteront de suivre des règles collectives qui les dépassent.


Faites-vous confiance, yes, we can.


Frank Hatem DSD





 













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